01.10.2009
Ça devait bien finir par arriver
8h15 ce matin. Comme chaque jour depuis plus d'une semaine, je suis en retard pour aller travailler. La preuve en est que deux trains me sont déjà passés sous le nez à cause des vingts minutes de sommeil supplémentaire que je me suis autorisées. Mais je ne panique par pour autant, je commence à bien connaître les habitudes de mon patron, et je sais qu'en arrivant avec quinze minutes de retard, je serais toujours en avance sur lui. Je monte donc dans le train, déjà relativement plein, comme tous les jours, en fait.
8h30. Le train, après trois arrêts, se retrouve complètement bondé, et moi qui espérais profiter d'un strapontin, qui venait de se libérer, pour lire un peu, me voilà à attendre patiemment, comme tout le monde, que celui-ci arrive en gare, vu que je peux désormais à peine bouger à cause de la foule.
8h35. Il faut chaud, très chaud, et frileuse comme je suis, les trois épaisseurs de tee shirt, gilet et veste que j'ai sur le dos me font bouillir sur place. Je décide tant bien que mal de retirer mon foulard, ça ne fera pas grand chose mais ça sera toujours ça.
8h37. Ma tête se fait lourde, je commence à sentir que quelque chose ne tourne pas rond. Je fouille au fond de mon sac à main pour attraper un sachet de sucre que j'ai en permanence sur moi. Je l'avale, mais aucune amélioration se produit. J'attrape alors ma bouteille, pensant qu'un peu d'eau ne me fera pas de mal. Mais c'est pire, la douleur dans ma tête se fait plus violente, mes oreilles bourdonnent tellement que je n'entends quasiment plus rien. Le train est pratiquement arrivé en gare, plus que quelques minutes et je pourrais retrouver mes esprits. Mais je n'en peux plus, il faut que je m'assoie, que je respire de l'air qui refuse de parvenir à mes narines. Le second sachet de sucre que je viens de prendre me rend encore plus mal. Ma voisine me demande si ça va, je lui répond que non. Et c'est le trou noir.
8h40. Des voix inconnues m'interpellent, des mains tâtent mon pouls et me caressent le visage pour me réveiller. Je reprends peu à peu connaissance, je réalise que je suis allongée dans le train, avec cinq-six personnes s'affairant autour de moi. Une femme me soulève les jambes, me conseille de me détendre, une autre s'occupe de prévenir les pompiers et d'alerter le conducteur du train. Tous sont aux petits soins pour moi, mais la douleur est atroce. Ma tête me lance, la migraine est proche. Mon estomac est sans dessus dessous. La douleur me provoque la nausée. Et puis j'ouvre les yeux, je les découvre près de moi. Plusieurs femmes, un homme qui réussit à me faire sourire, malgré ma situation. Et tout d'un coup, j'entends les pompiers arriver, les premiers. Les questions fusent, mais je suis assez éveillée pour y répondre. Je grelotte, mes mains et mes orteils sont de glace, les fourmis s'emparent de mes jambes. Mais les pompiers sont là, je suis rassurée.
La nausée n'est pas passée, ma poitrine m'oppresse. Un des pompiers décide alors de me mettre sous oxygène pour que j'aille mieux. Le masque à peine posé, je ne le supporte déjà pas et m'empresse de le retirer, ma nausée ayant pris le dessus. Je retrouve mes esprits peu après, je me sens déjà un peu mieux, ou du moins, en état de m'asseoir. Mais je suis faible et les pompiers ne manquent pas de le reconnaître. Une brève visite aux urgences s'impose, ils appellent du renfort, eux ne peuvent apparemment pas me conduire à l'hôpital.
Les questions reprennent alors et j'explique ce malaise par la fatigue que j'accumule depuis des semaines. Ils paraissent du même avis que moi et me conseillent de me détendre le temps que leurs collègues arrivent.
9h00. Les renforts (et quels renforts, les filles !) sont là, tous très sympathiques, mais une avalanche de questions identiques aux précédentes s'abat de nouveau sur moi. Je commence à me réchauffer petit à petit, mais ma tête est toujours aussi douloureuse. On se décide alors à m'embarquer et les deux pas que je fais pour passer de la banquette à la chaise de fortune me donnent à nouveau le tournis. Heureusement, le camion rouge n'est qu'à quelques mètres et on me propose de faire le voyage sur le brancard. J'accepte volontiers, le court trajet en chaise roulante m'ayant de nouveau achevé.
9h30. Les urgences de l'hôpital Cochin sont calmes, je suis prise en charge rapidement et les pompiers décident de me laisser aux soins des infirmières. Une gentille brune me prend ma tension, apparemment pas si catastrophique que ça, mais je me sens toujours mal et le bref passage d'une salle à une autre me redonne à nouveau la nausée. Ouf, je suis enfin à l'abri du bruit et du brouhaha ambiant, ma tête peut enfin commencer à se calmer.
L'interne de service (beau mec au passage) vient m'ausculter et tout semble en règle. Un électrocardiogramme de contrôle plus tard et son chef m'autorise à rentrer pour de bon, en me préconisant de me reposer une bonne fois pour toutes. Ma mère m'attend déjà depuis quelques minutes dans la salle d'accueil des urgences, et en un rien de temps, je me retrouve allongée dans la voiture pour le trajet du retour. Trajet horrible, mon estomac refait des siennes et ma migraine repart de plus belle. Paris est complètement bouchée, on n'avance pas. Je suis pratiquement plus mal qu'avant mon arrivée à l'hôpital. On s'arrête quelques secondes, je reprends l'air, fais passer ma nausée et le périple reprend son cours.
11h30. Je somnole à moitié, je ne peux d'ailleurs rien faire d'autre, mais j'arrive tout de même à distinguer la façade de la maison. Enfin, j'aperçois mon lit et me jette sous la couette pour me réchauffer pour de bon. Je m'écroule de fatigue, et me réveille en milieu d'après midi, dans un état moins critique mais toujours aussi épuisée.
Depuis, j'enchaîne les siestes, les petites collations et un peu de lecture, ce qui arrive étrangement à me détendre un chouilla.
Mais vous l'aurez compris, ce malaise était loin d'être anodin et même s'il n'est, au final, pas bien méchant, il m'aura tout de même bien fait comprendre qu'une pause s'imposait pour que je puisse continuer sur ce rythme là. Résultat des courses, repos forcé jusqu'à lundi, pas de sorties, des sièstes à volonté et un blog qui restera en stand-by le temps que je me remette correctement sur pieds.
Pas de stress en revanche, à l'heure actuelle, je vais mieux, toujours aussi faible, certes, donc je ne répondrai à vos mails, commentaires et textos que lorsque j'irais mieux.
Je vous abandonne encore une fois contre mon gré, mais je me doute que vous comprenez parfaitement la situation. Je vous dis à très vite et d'ici là, prenez soin de vous et ménagez-vous surtout !
Bizoux
22:26 Publié dans ♧ Spleen ♧ | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note
06.09.2009
Je ne veux pas travailler, non, je ne veux pas
Demain, aura lieu pour moi la vraie reprise du travail. Pas que je me tournais les pouces depuis des semaines, voire des mois, bien au contraire (quoique depuis une semaine, j'ai pas fait grand chose, mais c'est une autre histoire...) mais à partir de demain matin, fini le travail à la maison.
Le tournant actuel des choses, dans la société où je travaille, a fait qu'il est désormais indispensable que je sois cinq jours sur sept à Paris pour élaborer la prochaine collection couture de l'été 2010. Et au lieu de me réjouir à l'idée de passer moins de temps chez moi, je déprime rien qu'à savoir que je vais retrouver le lot de contraintes quotidiennes que j'avais eu tant plaisir à oublier en janvier dernier. Ainsi, retour à la dure réalité ! Je vais de nouveau devoir affronter les transports en communs et les gens peu sympathiques qui les utilisent, je vais également devoir me lever plus tôt (à peu près une heure, une heure trente) pour commencer à la même heure qu'auparavant ma journée de travail, engendrer ainsi une fatigue supplémentaire que je m'épargnerais bien, et pleins d'autres choses encore que je refuse d'imaginer pour ne pas saper davantage mon moral déjà suffisamment bas.
Bon, je ne suis pas au bord du gouffre non plus, mais une nouvelle ère s'annonce, et même si, pour le moment, il paraît que ce n'est que temporaire (je devrais retourner chez moi au plus tard fin janvier/début février), avec mon patron, je me méfie car je sais que tout peut changer du jour au lendemain.
Ce qui m'ennuie le plus, en fait, c'est de troquer toutes les petites habitudes que j'avais prises en travaillant chez moi, pour en créer de nouvelles sur un lieu que je ne connais pas assez à mon goût. Travailler avec des gens autour de moi, j'en ai plus ou moins perdu l'habitude, et même si je me dis que pour une fois, ça sera vraiment un avantage d'avoir mon patron sous la main, je réalise en même temps que je perds beaucoup de libertés au quotidien. Fini la musique tout en travaillant (je me vois mal avec l'Ipod sur les oreilles pendant que mon boss m'appelle depuis l'autre bout du showroom), fini les pauses thé/chocolat chaud à n'importe quel moment, fini les horaires libres où je travaillais quand je le voulais en gros, fini aussi la tenue on ne peut plus cool et décontractée pour travailler, bonjour escarpins, manucure, fond de teint et allure irréprochable.
Une chose est sûre, je devrais faire un peu plus attention à moi au quotidien, car je travaille quand même dans un domaine où je ne peux me permettre d'arriver le matin avec les cheveux pas coiffés et aux pieds, la paire de baskets trouvées à la dernière minute avant de partir. Je ne me plains pas de ça, au contraire, j'ai toujours pris plaisir à me faire les ongles, et ce n'est pas en restant à la maison que je pourrais user toutes les pièces de mon dressing. Mais ça demande une attention particulière qui risque vite de me lasser, je me connais. J'aime être bien apprêtée, mais je suis une fille un brin flemmarde par moment, et faire ça sans relâche pendant des mois, je ne sais pas si j'en aurais la motivation.
Et puis surtout, ce qui me rend triste, c'est de savoir que je ne pourrais pas passer autant de temps qu'auparavant sur mon blog et sur les vôtres. En règle générale, rien que pour la lecture et les commentaires, je passe environ une grosse heure par jour sur vos blogs, sans compter le temps que je passe ici. Autant vous dire très franchement que ça sera impossible dès demain soir. Dans le meilleur de cas, je ne serais pas chez moi avant 18h30, et vous imaginez bien que j'aurais alors davantage envie de me détendre devant un film que de faire le tour de la blogo pour être sûre d'avoir lu toutes les notes et de commenter chaque article. Mais on ne se refait pas et je suis sûre que ça sera au moins le cas une à deux fois par semaine. Mais se pose alors pour moi le problème des notes. Quand les rédiger, quand les préparer ? Un véritable casse tête que je pensais résoudre lors du week-end, mais là aussi, je me vois mal rester enfermée deux jours pour être sûre que vous aurez quelque chose à lire les jours prochains.
Je sais que vous ne me tiendrez pas rigueur des changements qui vont s'opérer ici, mais je ne veux pas me retrouver non plus à écrire qu'une fois par semaine. Ça me manquera beaucoup trop.
Bref, beaucoup de petites questions s'emmêlent dans mon esprit depuis hier, et j'espère que la semaine qui s'annonce m'apportera son lot de réponses pour que je puisse y voir plus clair. En attendant, je file vous préparer quelques notes pour les jours à venir, faudrait pas non plus que j'oublie de vous montrer ma robe finie et de vous raconter mon bref séjour à Toulouse ! ;)
Bonne soirée et bon courage à celles qui sont dans le même cas que moi !
21:49 Publié dans ♧ Spleen ♧ | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
20.08.2009
Ashamed
Un petit mot rapide pour excuser mon absence d'aujourd'hui (ou d'hier, comme vous voulez). Je pensais avoir le temps de vous rédiger une note mardi soir, mais des imprévus sont arrivés à la dernière minute, je suis rentrée tard et fatiguée chez moi, et pour ne pas prendre trop de retard sur ma robe, j'ai préféré zapper la blogo ce matin. Du coup, je vous avais promis la suite de la fabrication de ma robe pour mercredi, mais elle ne sera probablement pas en ligne avant vendredi ou samedi.
Car cette après midi, je m'évade pour le week-end afin de voir mon chéri, et dans la matinée, avec le travail qu'il me reste à faire (finitions de la robe, valise, récupération des photos pour les prochaines notes, ...), je sais que je n'aurais pas le temps de revenir vous voir. J'espère que vous ne m'en voudrez pas, c'est assez chaotique comme planning de notes pour la semaine, entre la couture et mon voyage à Toulouse, j'en ai conscience, mais promis, je m'occuperais de rétablir tout ça en ordre vendredi lorsque je serais seule.
Je répondrais par la même occasion à mes mails, je pense tout particulièrement à Eré pour ses compliments sur mes corsets, et à Lindanita pour tout un tas de choses !
Je vous retrouve donc dès vendredi, pour une note en bonne et due forme, et sur vos blogs respectifs pour tout un tas de commentaires ! :) Pleins de bizoux.
00:27 Publié dans ♧ Spleen ♧ | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
28.07.2009
Bad mood
Décidément, il va falloir que j'arrête de donner le moindre renseignement temporel sur les prochaines notes à venir, car je peine sérieusement à m'y tenir !
Et pourtant, j'aurais du m'en douter qu'entre le travail à n'en plus finir et quelques jours loin de chez moi, l'envie de blogguer aurait été moins présente.
Forcément, décompresser un peu m'aura fait le plus grand bien, surtout après une semaine particulièrement intense, mais le retour à la dure réalité aura été encore plus cruel car je ne m'attendais pas à autant de choses à faire en arrivant :
- lire vos blogs qui ont été très prolifiques pour certains,
- répondre aux commentaires avec plus ou moins de retard,
- ranger une valise bien pleine et que je n'ai pas eu envie de vider,
- retourner au travail, plutôt dans le sens de me remettre à ma machine, plutôt qu'à subir le trajet quotidien,
- retrouver mes habitudes journalières (levée tôt, pas de sieste improvisée, des horaires à respecter...)
...
... bref, tout un tas de petites choses dont je me serais bien passée et qui me font encore plus attendre les deux semaines qui me séparent de mes jours de vacances tant mérités.
Je sais que deux semaines, pour certains, c'est court, mais pour moi, dans l'état actuel des choses, c'est une éternité, avec pleins de contraintes pour y arriver.
Heureusement, la soirée va me changer les idées, voir de la famille et manger un gros gâteau m'ont toujours fait un bien fou quand le moral n'y est pas. Et puis, sur ma lancée, un goûté chez Ladurée, jeudi, avec une amie que je n'ai pas vue depuis plus d'un an, va certainement me réconforter un peu, mais c'est si long d'attendre et je ne suis pas patiente !
Et puis, j'ai envie de faire tellement de choses autre que travailler que je ne le cache pas, ma motivation est à zéro. Les tabliers sont en attente, la robe que je rêvais de me faire pour cet été n'est pas commencée, mes envies de sorties sont freinées par un emploi du temps bien chargé, ... bref, il va vraiment falloir que je me remue un peu car à ce rythme, de mon côté, je ne risque pas d'être très prolifique par ici.
Je vous retrouve vite, juste le temps de remédier un peu à cette situation... Biz'
08:03 Publié dans ♧ Spleen ♧ | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note





























































