10.11.2009
Pour la bonne cause
Souvenez-vous, il a quelques semaines, je vous avais parlé d'un projet qui venait subitement de mon tomber dessus, et bien évidemment, comble du bonheur, un week-end, qui plus est.
Aujourd'hui, je suis enfin autorisée à vous en dire un peu plus à son sujet. Pourquoi maintenant et pas hier ? Tout simplement parce qu'hier soir, en l'occurrence, avait lieu l'inauguration de l'événement avec la presse et tout ce qui va avec. Et que ce n'est qu'à partir d'aujourd'hui que l'exposition est ouverte au public.
Mais l'exposition de quoi, me direz-vous ? Eh bien celles des Frimousses. Ça ne vous dit rien ? Laissez moi vous expliquer.
Les Frimousses, ce sont avant tout des poupées chiffons créées par des gens comme vous et moi, vendues au profit de l'Unicef, de façon à vacciner (le plus souvent) des milliers enfants à travers le monde (et cette année, ce sera d'ailleurs en faveur du Darfour). Sauf que vous vous doutez bien que si j'avais créé de mes blanches mains une telle poupée pour l'occasion, je n'aurais pas patienté un mois et demi pour vous la montrer.
Poupées Giorgio Armani et Christian Dior
Non, si j'ai gardé le silence jusque là, c'est parce que bien évidemment, tout ceci avait un lien direct avec mon travail. Car ce n'est pas moi qui ait créé une poupée, mais mon patron. Et pas n'importe quelle poupée, non, sinon ça n'aurait eu aucun charme. Non, une poupée qui en jette, puisqu'à l'effigie d'une très grande actrice du cinéma français : Isabelle Adjani. Oui, rien que ça !
En un temps record (confirmation du projet vendredi matin, pour une poupée finie en intégralité le mardi midi), mon boss s'est donc chargé de dessiner une forme de poupée le plus à même de représenter l'actrice et bien entendu, de l'habiller tout en gardant son propre style, mais également en conservant les grands "codes" d'Isabelle, notamment son chapeau noir et ses grosses lunettes assorties. Mon rôle là dedans ? Faire en sorte que le dessin prenne vie, et pas simplement en y ajoutant de la couleur : en le créant en 3D, forcément !
Laeticia Hallyday, marraine de Unicef France, avec les poupées Chacok et Stella Cadente 2008
Et pourquoi mon patron a t-il créé cette poupée unique ? A cause des Frimousses de créateurs cette fois, qui seront mises en vente le 19 novembre prochain. Ces poupées là ont la particularité d'avoir toutes été dessinées par de grands noms de la mode (Dior, Chanel, Lacroix pour ne citer qu'eux) et d'être vendues aux enchères en tant que poupées de collection pour bien évidemment, rapporter plus de dons pour l'Unicef. Et mon patron est le seul parmi les centaines de maisons de coutures participant à l'événement a avoir créé celle à l'effigie de Mlle Adjani. La classe, non, à ce stade là ?
Poupées Christian Lacroix et Kenzo
Du coup, pour le plaisir des yeux surtout, pour jouer les grands donateurs dans un second temps (si votre compte en banque vous le permet évidemment ; l'année précédente ayant quand même réalisé près de 220 000€ de dons), je vous invite tous et toutes (parisiens et parisiennes uniquement, malheureusement) à vous rendre au Petit Palais, d'aujourd'hui à dimanche prochain donc, pour voir de plus près toutes ces jolies poupées qui, je l'espère, partirons à prix d'or !
La notre (vu mon implication dans le projet, je peux quasiment la considérer comme moitié mienne) fait partie des cinq plus belles, je vous laisse juger. ^^
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26.09.2009
Ah si j'étais riche...
Il y a quelques jours, en lisant une newletter à laquelle je suis inscrite depuis plusieurs mois déjà, j'ai découvert qu'il y avait une exposition de chaussures de créateurs juste en face de l'immeuble où je travaille.
Edith & Ella
Qui dit chaussures dit forcément cerveau en état d'alerte maximum ! J'avais donc prévu d'y aller rapidement, un midi, pendant ma pause déjeuner, mais les jours sont passés à une allure folle, et j'ai toujours trouvé autre chose à faire de plus important, si bien qu'encore une fois, j'ai repoussé à nouveau.
Et puis jeudi, j'ai appris que je serais seule au bureau à l'heure du déjeuner, et j'ai décidé de me prendre par la main pour mettre enfin les pieds à la Maison du Danemark où se tient l'exposition. Et évidemment, je n'ai pas été déçue du voyage !
Cecilie Toklum, entre les deux couleurs, mon coeur balance
L'exposition est toute petite, elle se fait en une demie heure (même si on prend le temps de tout lire), donc pour les parisiennes, c'est hyper facile de la glisser lors de sa prochaine pause déjeuner. De toutes façons, il n'y a pas tellement d'autres possibilités, puisque l'expo est fermée le lundi, et le restant de la semaine, elle n'ouvre qu'à 13h pour fermer à 18 ou 19h suivant les jours. Donc niveau créneaux horaires, c'est pas évident, mais ça vaut vraiment la peine d'y mettre les pieds rapidement, car tout ça s'arrête dans une semaine exactement !
Camilla Skovgaard
Oui, je reconnais que je ne suis pas en avance pour vous en parler, mais la newletter avait du se tromper, car elle prévoyait la fin de l'expo pour le 8 et non le 3 octobre prochain. Bref, c'est pour ça que ça en devient urgent !
Et sinon, alors, qu'y a t-il de beau à voir ? Des chaussures classées selon six thèmes différents : la beauté, le confort, la performance, la chaussure comme prothèse, la chaussure-sculpture et la chaussure dans l'histoire.
L'expo présente essentiellement des créateurs danois (Cecilie Toklum, Camilla Skovgaard, Edith & Ella) et ma foi, c'est tout aussi beau et sympathique que Louboutin. Bon, pas tout, évidemment, les chaussures dites confortables sont forcément hideuses, mais dans la catégorie beauté, ils ne se sont absolument pas trompés lorsqu'ils ont organisé l'expo !
Cecilie Toklum, mon nouveau graal
En dehors de ça, on retrouve évidemment quelques paires de Manolo Blahnik et Jimmy Choo (le 14 novembre chez H&M, c'est ça ? ^^), mais également des créations de Marc Jacobs comme les fameuses souris, ou bien Vivienne Westwood avec des modèles dans l'esprit "bondage".
Manolo Blahnik, qui sont divines en vrai
Forcément mes yeux se sont davantage posés sur ce genre de souliers plutôt que sur les affreuses paires que je ne porterais même pas si mes pieds souffraient le martyr, mais l'expo en elle-même est très intéressante et faire le tour en entier ne vous prendra pas plus de temps que d'admirer l'ensemble des paires dans lesquelles, malheureusement, vos pieds ne rentrent pas. Ah si, les miens rentraient dans les sublimes Hyper Privé rose fuchsia à sequins de chez Louboutin ! Simplement, les chaussures étaient collées à la table, et puis, je n'étais pas là pour faire du shopping. Quoi que, je me serais bien laissée tenter !
Camilla Skovgaard
Pour les plus téméraires, un catwalk rose fuchsia (décidément !) est même installé au centre de la pièce pour que, l'espace de quelques secondes, vous jouiez les Kate Moss en plein défilé. Je ne me suis pas risquée à l'essayer, j'aurais eu trop peur de me tordre la cheville comme c'est mon habitude, mais rien ne vous en empêche, peut-être qu'en demandant gentiment, on vous prêtera même une paire, qui sait ?!
Dans un autre registre, Violise Lunn nous propose des paires de chaussures en papier. Oui oui, en papier ! C'est très beau, très poétique surtout, et ça m'a fait penser à des pantoufles pour les fées et les lucioles. Je sais, j'ai une imagination débordante, mais regardez, et reparlons-en ! :)
Et pour celles qui aiment les jolies photos de souliers, l'artiste Stine Heilmann expose quant à elle quelques unes de ses reproductions où l'on peut y voir de magnifiques escarpins réalisés en fleurs ou bien en fruits. Toutes proviennent de sa collection Botanic Couture, en hommage à la Haute Couture parisienne, et rien que pour le plaisir des yeux, voici quelques photos :
Le seul reproche avec cette exposition, c'est que malheureusement, en ne proposant que ou presque que des créateurs danois, il est quasiment impossible de savoir où se vendent ces sublimes chaussures en France. Certains modèles m'ont vraiment fait craquer, et jusque là, mes recherches n'ont rien donné. Même le fameux Netàporter ne propose pas la totalité de mes nouveaux créateurs chouchous et je n'ai pas prévu d'aller au Danemark de si tôt. Si quelqu'un a une piste, je suis preneuse, bien évidemment !
J'espère vous avoir convaincues car pour celles qui aiment les belles chaussures comme moi, il ne faut vraiment pas la rater.
Cecilie Toklum, mais vus vous en étiez douté, non ?
Pour plus d'informations, je vous recommande ce site : www.maisondudanemark.dk et pour celles qui sont intéressées, ça se tient donc au 142 avenue des Champs Elysées, Paris 8ème (au 2ème étage), du 3 septembre au 3 octobre, du mardi au vendredi de 13 à 19h, et les samedis, dimanches et jours fériés de 13h à 18h (fermé le lundi). L'entrée est libre, c'est le moment d'en profiter !
Très bon samedi !
16:26 Publié dans ♧ Culture et confiture ♧ | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
02.05.2009
Ballade au pays des crinolines
La semaine passée, par une après midi plus qu'ensoleillée, je suis allée me promener au musée Galliera à Paris. L'exposition sur les crinolines me semblait vraiment immanquable, et il ne me restait que peu de jours pour la visiter, avant sa fermeture.
J'ai donc sauté sur l'occasion et me suis accordée un moment de détente autour des robes à froufrous et des accessoires plus beaux les uns que les autres.
Il faut dire que les crinolines, je commence à bien connaître, j'ai travaillé dessus pendant un bon trimestre, lors de ma dernière année d'étude, et j'avais même eu l'occasion d'en réaliser une, pour un de mes costumes.
La technique, donc, je savais à quoi elle ressemblait. Une crinoline étant à l'origine un jupon fait de crin, puis, par la suite, une sorte de cage réalisée à l'aide de nombreux cerceaux métalliques (ou baleines), le tout maintenu ensemble par des bolducs.
Seulement, la technique n'explique pas tout, et je voulais absolument découvrir le volume ainsi créé à l'aide de ces crinolines. Celles-ci pouvant, à l'heure actuelle, avoir toute sorte de forme, je me demandais quelle allure pouvait bien avoir les femmes à cette époque.
Je n'ai pas été déçue, l'exposition comptait plus de trois cent modèles, ainsi que de très nombreux accessoires, pour certains inconnus jusqu'alors. Articulée autour des trois salles, l'exposition était assez bien construite, même si aucune chronologie n'était vraiment respectée. J'y ai aperçu différents styles de vêtements : de la robe de bal en passant par la robe de jour, de celle d'été à celle de plage, du manteau à la cape, bref, tout l'éventail de la garde robe féminine de l'époque.
J'ai été particulièrement surprise par leur tour de taille, que je savais très fin à cause du port du corset, mais je n'imaginais pas que cela pouvait atteindre la taille de mon mollet ! Je comprends ainsi mieux pourquoi certaines femmes s'évanouissait au moindre mouvement, leur poitrine étant tellement comprimée dans ces carcans.
La finesse des tissus m'a également interpellé car j'étais loin d'imaginer qu'à cette époque déjà, on travaillait des étoffes aussi légères, fluides et fragiles. Leur technique de gaufrage des tissus était particulièrement remarquable ainsi que leurs finissions, dignes des plus grandes maisons de couture. Je me suis même amusée à chercher les coutures de montage sur un boléro en dentelle de calais, et il m'a fallu plusieurs minutes avant d'en apercevoir, tellement le travail de couturière avait été parfaitement façonné.
Quand on réalise que certaines jupes ont nécessité plus de dix mètres de tissus pour des crinolines d'un mètre quatre vingt de diamètre, on se dit qu'ils ne devaient pas compter leur temps pour réaliser une robe de bal !
La collection d'accessoires était tout autant passionnante car d'une richesse incroyable. Entre les nombreux éventails décorés de motifs divers et variés, les minuscules carnets de bal, les porte-bouquets parfois mêmes intégrés aux éventails, les mouchoirs brodés mains d'une qualité que l'on ne retrouvera plus jamais, les bijoux des grands joailliers de l'époque, les souliers si petits et si étroits que nos pieds actuels ne rentreraient pas dedans, le manchon en plume de paon et fourrure, les chapeaux et autres parures de tête, ce sont les ombrelles qui m'ont le plus fasciné.
Il faut dire qu'entre la dentelle de calais qui recouvrait l'armature, et le manche décoré et sculpté dans de l'ivoire, pour la plupart, le résultat était vraiment impressionnant.
Quelques pièces ayant appartenu à l'impératrice Eugènie et à la princesse Mathilde étaient également présentées, et j'ai d'ailleurs reconnu une robe exposée d'habitude au château de Compiègne. Cela m'a donné envie de poursuivre la découverte de cette époque, et je crois bien que lors de mon prochain séjour dans la ville, je m'accorderai une nouvelle ballade.
Une autre exposition mérite certainement le déplacement, celle du château de Versailles, sur les Fastes de la Cour. Elle se tient jusqu'au 28 juin au sein même du château, et habitant à moins de 10 km, ça serait vraiment honteux de ne pas y mettre les pieds.
Je vous tiendrais au courant lors de mon éventuelle ballade.
Certains d'entres vous ont-ils déjà eu l'occasion d'y aller ? Comment est-ce ?
Je vous laisse avec cette vidéo, dans laquelle vous pourrez apercevoir certains modèles de l'exposition au musée Galliera. Bon week-end à tous.
NB: la grosse majorité des images provient du site de La Couturière Parisienne, et je vous invite à découvrir ce site sur les éventails assez fourni, et celui-ci, sur l'histoire de la mode enfantine.
11:40 Publié dans ♧ Culture et confiture ♧ | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note



























































































